Dans un communiqué publié, le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs, sous la présidence des Pays-Bas, a exprimé sa «profonde déception» face au report du sommet tripartite sur la paix et la sécurité, initialement prévu pour le 15 décembre. Ce report intervient à un moment crucial où les efforts pour résoudre le conflit persistant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) nécessitent un soutien constant.
Composé de représentants de l’Allemagne, de la Belgique, des États-Unis, de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède, de la Suisse et de l’Union européenne, a souligné son inquiétude face aux «violations répétées du cessez-le-feu » et à la « reprise des combats dans l’est de la RDC». Ces affrontements, qui impliquent notamment le Mouvement du 23 mars (M23) et la présence militaire rwandaise, continuent d’aggraver les tensions dans la région, mettant en péril les acquis des récents accords de paix.
Malgré ce contexte difficile, le GCI met en lumière les progrès réalisés grâce au processus de Luanda, qui a permis la signature d’accords importants, dont le dernier en date, le 25 novembre. Ces accords incluent des engagements clés : « la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) par la RDC » et «le désengagement des forces rwandaises». Ces initiatives, bien que prometteuses, nécessitent une mise en œuvre immédiate et coordonnée pour garantir leur efficacité.
Il a également salué « l’implication active du président angolais João Lourenço » dans le processus de paix et a appelé les dirigeants de la RDC et du Rwanda à «tirer parti de ce soutien pour relancer les pourparlers au plus vite». Le communiqué insiste sur la nécessité d’un «dialogue sincère, accompagné de compromis», afin de consolider les avancées déjà réalisées et d’en finir avec les hostilités.
Dans son appel, le Groupe réitère «l’importance du respect de l’intégrité territoriale de la RDC » et dénonce «l’expansion continue du M23 ». Il exhorte également toutes les parties à «éviter les déclarations publiques incendiaires susceptibles d’aggraver les tensions». Le soutien au mécanisme de vérification ad hoc, dirigé par l’Angola, a été réaffirmé, avec une demande pressante pour que les parties «facilitent son déploiement rapide».
Si des efforts significatifs ont été réalisés, le chemin vers une paix durable reste semé d’embûches. Les partenaires internationaux appellent à une «mobilisation régionale et internationale accrue» pour mettre fin aux souffrances des populations affectées par ces violences.
Osée MABIALA