RDC : Le gouvernement exige des sanctions après la violation du cessez-le-feu par le M23

La République Démocratique du Congo hausse le ton après la reprise des hostilités à l’Est du pays. Dans un communiqué officiel rendu public mercredi 12 février par le ministère de la Communication et Medias, le gouvernement dénonce une « violation flagrante » du cessez-le-feu décidé lors du Sommet conjoint EAC-SADC du 8 février à Dar es Salaam. Accusant le Rwanda et ses supplétifs du M23 d’avoir bombardé des positions militaires et des zones habitées, Kinshasa réclame des mesures immédiates pour freiner cette escalade.

Selon le communiqué, l’attaque du 9 février contre les Forces armées de la RDC (FARDC) a causé « un bilan de 14 morts, dont des civils, et plusieurs blessés ». Le lendemain, les localités de Kanyambi, Ndolama et Tshulo ont également été ciblées. Des nouvelles frappes ont ensuite visé le territoire de Kalehe, dans le Sud-Kivu, où « l’ennemi a été repoussé, même s’il continue de recevoir des renforts ».

Face à cette situation, le gouvernement congolais insiste sur la nécessité d’une réaction rapide des instances régionales. Il réclame notamment la convocation immédiate des Chefs d’État-Major général afin de « mettre en place le mécanisme de suivi et de vérification » de la trêve décidée à Dar es Salaam. Pour Kinshasa, cette réunion doit permettre d’évaluer l’ampleur des violations et d’organiser une riposte coordonnée.

La RDC demande également une « condamnation ferme et unanime » de cette attaque par la SADC et l’EAC, assortie de sanctions. Cette pression diplomatique vise à isoler les auteurs des violences et à renforcer les engagements pris lors du sommet conjoint. Par ailleurs, le gouvernement congolais souhaite une réunion d’urgence des instances régionales pour « tirer les conséquences de cette nouvelle agression » et éviter qu’elle ne se répète.

Tout en réaffirmant son engagement à respecter les résolutions du Sommet de Dar es Salaam, Kinshasa assure qu’il prendra « toutes les dispositions nécessaires pour assurer la protection de son intégrité et de sa souveraineté territoriales ». Il en appelle également à la mobilisation de la population derrière les FARDC.

Reste à voir si ces appels seront entendus et si des mesures concrètes seront prises pour contenir cette crise qui menace une fois de plus la stabilité de la région.

Osée MABIALA

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