RDC | Nord-Kivu: une spirale de violence causée par la justice populaire exacerbe l’insécurité

Après les affrontements armés qui ont été particulièrement meurtriers dans la ville de Goma, faisant des milliers de morts, la sécurité n’est pas tout à fait revenue dans la province du Nord-Kivu, passée sous l’occupation du M23/RDF. À ce jour, c’est la justice populaire qui inquiète non seulement les habitants de Goma et du territoire de Nyiragongo, mais aussi le nombre croissant de victimes qu’elle cause.

Selon des sources sur place, on compterait déjà plus de 20 personnes accusées de vol qui ont été brûlées vives ou lapidées, et ce, en l’espace d’une semaine, soit du 9 au 18 février 2025.

Le samedi 15 février dernier, la Croix-Rouge a récupéré les corps des victimes exécutées depuis le 9 février dans différents quartiers de Goma et du territoire de Nyiragongo.

Des sources renseignent que les victimes de cette justice populaire étaient principalement des présumés voleurs, certains étaient armés. Voilà qui témoigne de la gravité de la situation et de l’urgence d’une réponse des autorités. La situation met en lumière l’absence d’un système qui assure la justice.

Le slogan « Pas de prison » du M23/AFC, un facteur aggravant ?

Certains observateurs estiment que le mouvement rebelle M23/AFC, qui contrôle une partie de la région, aurait contribué à l’escalade de la violence. Selon eux, son slogan « Pas de prison » semble avoir encouragé la population à se rendre justice elle-même, alimentant ainsi un cycle de vengeance incontrôlable.

Cette approche arbitraire entraîne des conséquences dramatiques, avec des cas d’innocents injustement lynchés sous le coup de la colère populaire.

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