Sur les ondes de Top Congo FM, Jean-Pierre Bemba a affirmé que l’ancien président Joseph Kabila, Moïse Katumbi et certains membres de la CENCO sont impliqués dans un plan de déstabilisation de l’État visant à « éliminer » le chef de l’État.
Invité de l’émission « Face à Face », animée par le journaliste Christian Lusakweno, le ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a une fois de plus formulé de graves accusations. En réponse à une relance du journaliste concernant des révélations promises lors d’une émission précédente, le président du MLC a déclaré :
« Je peux vous dire que j’accuse Hippolyte Kanambe, alias Joseph Kabila, Katumbi Moïse Soriano et certains acteurs dirigeants de la CENCO d’être les auteurs d’une tentative de déstabilisation de l’État et également d’atteinte à la sûreté de l’État en voulant éliminer le chef de l’État », a-t-il affirmé.
Ces propos, tenus sans la moindre preuve concrète jusqu’à présent, ( si ce n’est la promesse de tout dévoiler ultérieurement ), suscitent déjà de vives réactions sur la toile, tant par leur gravité que par la stature des personnalités visées.
Jean-Pierre Bemba a assuré détenir des preuves qu’il affirme conserver depuis plus de six mois, s’engageant à les rendre publiques dans un futur proche. « Oui, je vais effectivement accuser et prouver. J’espérais que je n’allais pas arriver à ces éléments que je possédais déjà », a-t-il ajouté.
Cette déclaration de Jean-Pierre Bemba intervient dans un contexte particulier où l’ensemble des leaders sociopolitiques congolais appellent à l’unité et à la cohésion nationale en vue d’œuvrer collectivement au retour de la paix. À titre d’exemple, le 5 juin dernier, l’opposant Martin Fayulu, lors de sa rencontre avec le président Tshisekedi, avait plaidé pour que ce dernier reçoive la CENCO et l’ECC dans le cadre d’un pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble.
Alléguer une implication des religieux dans une conspiration contre Félix Tshisekedi constitue un acte d’une extrême gravité. Jean-Pierre Bemba aura donc tout intérêt à rendre publiques les preuves promises, au risque de perdre toute crédibilité.
Osée MABIALA