La Direction générale des Douanes et Accises (DGDA) au Nord-Kivu a formellement démenti toute augmentation des tarifs douaniers appliqués aux produits pétroliers. Cette mise au point a été faite mercredi 9 juillet à Beni, chef-lieu provisoire de la province.
« La structure tarifaire reste inchangée. Il n’y a pas eu d’augmentation », a affirmé Paul Kayembe, directeur provincial de la DGDA. Il a cependant déploré l’insolvabilité persistante de certains opérateurs économiques, malgré l’autorisation accordée par le ministre national de l’Économie pour un paiement échelonné de la taxe sur le stock de sécurité (SS1 et SS2).
Selon lui, ce non-respect des engagements a poussé le ministère des Finances à suspendre l’option du paiement échelonné pour les produits pétroliers. « Les opérateurs pétroliers doivent faire preuve de bonne foi et régulariser leurs déclarations de mise à la consommation », a insisté le responsable de la DGDA.
Paul Kayembe a également dénoncé des abus liés à des exonérations fiscales obtenues sous prétexte de travaux d’intérêt public, tels que la réhabilitation de routes. « Dans plusieurs cas, ces projets n’ont jamais été réalisés sur le terrain », a-t-il précisé. En réaction, le gouvernement a décidé de suspendre toutes les exonérations ainsi que les paiements échelonnés.
Sur le terrain, cette situation a eu un impact immédiat sur le prix du carburant. Le mardi 8 juillet, certaines stations-service de Beni ont timidement repris leurs activités. Le litre d’essence y était vendu à 3 900 francs congolais, contre 6 000 francs congolais plus tôt dans la journée.
Pour mémoire, cette flambée des prix avait été déclenchée par une grève des pétroliers à Beni et Butembo, menée pour protester contre la pression fiscale et douanière qu’ils jugent excessive.
Précieuse PETU