La coalition politique LAMUKA insiste sur la nécessité d’intégrer dans l’accord de paix final avec l’AFC-M23 l’exigence de justice pour les crimes commis dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié ce 20 juillet 2025 à Kinshasa, la plateforme estime que cette condition est indispensable pour garantir une paix véritable et durable.
Réagissant à la signature, à Doha, de la Déclaration de principes entre le Gouvernement congolais et les représentants de l’AFC/M23, LAMUKA salue cette avancée, tout en rappelant que la recherche de paix ne saurait faire l’impasse sur la vérité et la réparation. « L’exigence de justice pour tous les crimes commis à l’Est de la RDC, afin de garantir la vérité, la réparation et la réconciliation », doit impérativement figurer dans l’accord définitif, martèle la coalition.
Pour LAMUKA, la cessation effective des hostilités et la mise en place d’un dialogue réellement inclusif sont essentielles à l’unité nationale. Elle soutient en ce sens l’organisation d’un « dialogue national inclusif, réunissant toutes les parties prenantes congolaises, sous la médiation conjointe de la CENCO et de l’ECC, avec la facilitation de l’Union Africaine ».
Jean-Félix Nsenga, premier vice-président de la coalition, rappelle dans le document que « la réconciliation et la cohésion nationale » ne peuvent être atteintes sans « la vérité et la justice ». À ses yeux, la paix ne sera durable que si elle s’appuie sur la reconnaissance des souffrances subies par les populations de l’Est, particulièrement affectées par les violences armées depuis des décennies.
Les négociations de Doha suscitent des attentes fortes au sein de la classe politique congolaise et de la société civile, dans l’espoir de mettre fin à l’un des plus longs conflits armés de la région des Grands Lacs.
Osée MABIALA