La Commissaire nationale en charge des droits de la Femme et de l’Enfant à la CNDH, Gisèle Kapinga, lance un appel urgent à la communauté nationale et internationale face à l’horreur qui se déroule depuis près d’une semaine dans le village de Bule, en Ituri.
Des éléments du groupe armé CODECO y perpétuent des massacres ciblés à la machette, prenant pour principales victimes les femmes et les enfants.
La Commissaire Gisèle Kapinga dénonce des scènes de violence inhumaine. « Les civils sont traqués, violés, égorgés, mutilés ou brûlés vifs… Les enfants ne sont même pas épargnés », déplore-t-elle, exigeant une intervention immédiate pour mettre fin à ce bain de sang.
Une crise humanitaire ignorée ?
Malgré les multiples alertes, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader dans cette partie orientale de la République démocratique du Congo. Les survivants, souvent déplacés, errent dans des camps de fortune, sans assistance médicale ni nourriture suffisante. Les humanitaires, confrontés à l’insécurité, peinent à accéder aux zones les plus touchées.
Comme de nombreuses localités, Bule pleure ses morts. Et l’Est de la RDC, une fois de plus, se consume dans l’indifférence.
RN