Clôturant la Réunion annuelle d’évaluation des activités de l’inspection scolaire 2024-2025, organisée depuis le 16 août au Lycée Shaumba, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a annoncé le samedi 23 août, l’organisation prochaine d’un « concours spécial de recrutement des inspecteurs« .
Placées sous le thème « De la résilience à l’Inspection scolaire efficiente, inclusive et citoyenne pour la transformation qualitative de l’école », ces assises ont réuni 123 inspecteurs et directeurs de l’Inspection générale venus de toutes les provinces éducationnelles du pays. Les participants ont exprimé leur reconnaissance pour cette initiative, saluant la qualité des échanges et la volonté de réforme portée par le ministère.
Dans son intervention, la ministre d’État a salué l’engagement de ces acteurs. « Ces journées ont été l’occasion des réflexions collectives lucides sur l’avenir de l’Inspection scolaire. Vous avez dressé un état des lieux sans complaisance et identifié les défis qui restent à relever », a-t-elle souligné.
Raïssa Malu a insisté sur la transformation du rôle de l’inspection. « L’inspection ne peut plus être perçue comme une simple instance de contrôle, elle doit désormais incarner une force d’impulsion pédagogique, un levier d’inclusion et un moteur de transformation citoyenne », a-t-elle déclaré, ajoutant que « son rôle est d’accompagner les enseignants, de soutenir les chefs d’établissements et de valoriser les bonnes pratiques ».
Dans cette perspective, elle a dévoilé plusieurs actions stratégiques, parmi lesquelles le recrutement d’un nouveau corps d’inspecteurs. « Concernant le recrutement et la formation, j’annonce l’organisation prochaine d’un concours spécial et spécifique d’accès au corps d’inspecteurs », a-t-elle annoncé, précisant qu’un arrêté conjoint sera signé avec le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique dans les prochains jours.
La ministre a également mis l’accent sur le renforcement des compétences. « Concernant la formation, elle doit être rigoureusement orientée vers le résultat, cela suppose un diagnostic préalable des besoins réels au niveau local pour éviter des formations déconnectées des réalités de terrain », a-t-elle précisé.
Au-delà de ces annonces, des mesures de rigueur ont été rappelées. Sur le plan financier, « la reddition des comptes devient une exigence non négociable, les dérives de mauvaise gestion ne seront plus tolérées », a averti Raïssa Malu. Côté sanitaire, un contrôle rigoureux sera instauré dès le premier trimestre, faisant de la fiche sanitaire le « quatrième outil de contrôle » après l’administration, la pédagogie et les finances.
Soucieux de rendre l’inspection plus inclusive, le ministère entend également accorder une attention particulière aux personnes vulnérables, notamment aux enseignantes, aux inspectrices, aux jeunes filles et aux personnes vivant avec handicap.
Parmi les innovations techniques annoncées, quatre nouveaux centres de scannage des items de l’Examen d’État seront installés à Bukavu, Kisangani, Gemena et Tshikapa, après le succès des deux centres pilotes de Lubumbashi et Mbuji-Mayi. La ministre a aussi insisté sur la distribution accélérée des bulletins 2024-2025, la maîtrise de l’outil informatique et la réduction du courrier papier : « L’utilisation des courriels, des mails devient la norme », a-t-elle martelé.
Yves Boongo