À la suite des frappes israéliennes survenues le 9 septembre 2025 à Doha, capitale du Qatar, le gouvernement de la République Démocratique du Congo a exprimé sa « profonde préoccupation » face à une action qu’il qualifie de « violation de la souveraineté de l’État du Qatar ». Dans un communiqué officiel, Kinshasa alerte sur les risques d’aggravation d’une situation régionale déjà fragile.
La position du gouvernement congolais s’inscrit dans le cadre de relations diplomatiques cordiales et croissantes entre la RDC et le Qatar, marquées ces dernières années par des partenariats économiques, des échanges diplomatiques réguliers et une convergence sur les questions de paix et de médiation internationale. Kinshasa reconnaît en Doha « un médiateur et défenseur du dialogue et de la paix », soulignant ainsi l’importance stratégique du Qatar dans les équilibres régionaux.
Face à l’escalade militaire, la RDC appelle à la retenue et à la responsabilité des acteurs impliqués. Le gouvernement insiste sur « la nécessité de privilégier la désescalade, le respect du droit international et la protection des civils ». Cette déclaration s’inscrit dans une tradition diplomatique congolaise qui, tout en restant prudente, n’hésite pas à prendre position en faveur du multilatéralisme et de la souveraineté des États.
Kinshasa exhorte, par ailleurs, « l’ensemble des parties à s’abstenir de tout acte qui compromettrait les efforts de médiation » et à œuvrer « collectivement en faveur d’un cessez-le-feu permanent et d’une paix juste et durable au Moyen-Orient ».
Par cette prise de position, la RDC réaffirme son attachement aux principes du droit international et sa volonté de contribuer, aux côtés de ses partenaires, à la stabilité régionale et mondiale.
MD