Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a marqué la 64e réunion du Conseil des ministres en se félicitant des avancées significatives enregistrées dans la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits. Face à la recrudescence alarmante de ces crimes, le Chef de l’État a réaffirmé son engagement en faveur de la tolérance zéro et de la protection de la dignité humaine.
Il a rappelé ses directives fermes émises lors de la 50e réunion du Conseil, visant à concrétiser l’Addendum au Communiqué conjoint de 2019. Les informations qui lui sont parvenues attestent de la volonté réelle des institutions, se traduisant par des réalisations structurantes.
Parmi les progrès mentionnés figurent l’élaboration et la validation de la Feuille de route actualisée des FARDC, l’adoption du deuxième Plan d’action de la Police nationale congolaise en matière de lutte contre les violences sexuelles, ainsi que la mise en place, par la Coordination présidentielle, du Plan de suivi et de renforcement de la Ligne verte 122, outil essentiel d’alerte et d’assistance aux victimes. Le Président Tshisekedi a félicité chaleureusement les FARDC, la PNC et la Coordination présidentielle pour ces réalisations et leur engagement constant.
Mobilisation des ressources
Pour garantir une mise en œuvre effective et durable de ces initiatives, le Chef de l’État a enjoint à chaque ministre de tutelle concerné, ainsi qu’à la direction de son cabinet, de mobiliser sans délai les ressources financières nécessaires. Il a insisté sur l’urgence d’agir: « Il est impératif que ces moyens soient alloués et exécutés avec célérité, afin de consolider les acquis et de garantir un suivi régulier et rigoureux des résultats ».
Afin de pérenniser la dynamique, le Président a annoncé l’institution, sous son autorité, d’une Task Force permanente. Celle-ci sera placée sous la coordination de la Coordonnatrice présidentielle chargée de la Jeunesse, de la Lutte contre les Violences faites aux Femmes et de la Traite des personnes. Cette entité aura pour mission d’évaluer périodiquement le niveau de mise en œuvre des engagements pris et d’assurer la cohérence interinstitutionnelle des interventions sur le terrain. Cette mesure renforce l’approche holistique et rigoureuse du gouvernement face à un fléau qui mine la cohésion nationale.
Rémy NSIMBA