Selon les premiers rapports cités par l’UNICEF, le 3 décembre, une bombe a touché une école primaire à Kaziba, dans le territoire de Walungu, tuant quatre enfants. Le même jour, une autre école était visée, et une explosion à proximité entraînait la mort de trois autres enfants, blessant également plusieurs. Le 4 décembre, une troisième école aurait été touchée à Murhesa, dans le territoire de Kabare, les vérifications sur les victimes étant toujours en cours. Ces attaques surviennent sur fond d’une intensité de combats « sans précédent depuis des années ».
L’UNICEF se déclare « profondément attristée et alarmée » par cette récente escalade. John Agbor, représentant de l’organisation en RDC, a rappelé: « Les écoles devraient être des sanctuaires de paix où les enfants sont à l’abri de tout danger ».
L’UNICEF appelle toutes les parties au conflit à cesser immédiatement toutes les attaques contre les écoles et autres établissements d’enseignement. De plus, elles doivent garantir un accès sûr et sécurisé à l’éducation pour tous les enfants. L’organisation insiste également sur la nécessité de garantir la responsabilité en cas d’attaques contre des écoles. Enfin, l’UNICEF demande aux parties de veiller à ce que les droits des enfants soient intégrés comme élément fondamental dans tous les accords de paix.
Un tribut dévastateur
En effet, les enfants sont les principales victimes du conflit dans l’est de la RDC. Le nombre de violations graves des droits des enfants (incluant meurtres, mutilations, violences sexuelles, recrutement par des groupes armés et attaques contre des écoles) a fortement augmenté cette année, souligne le communiqué.
L’impact sur l’éducation est critique. Début décembre 2025, plus de 1 270 écoles étaient fermées dans le Sud-Kivu à cause du conflit, laissant près de 400 000 enfants non scolarisés. La RDC est pourtant signataire, depuis 2016, de la Déclaration sur les écoles sûres.
Rémy NSIMBA