Présents à Addis-Abeba à la faveur de la 39e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et son homologue angolais, João Lourenço, ont eu un entretien bilatéral ce dimanche 15 février 2026. Au cœur de leurs échanges : la résolution de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Le point d’orgue de cette rencontre a été la mise en œuvre des engagements diplomatiques antérieurs. Les deux Chefs d’État ont formellement « évoqué l’urgence et la nécessité d’opérationnaliser le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu signé le 14 octobre 2025 à Doha ». Ce dispositif technique est jugé crucial pour passer des intentions aux actes sur le terrain.
L’objectif de cette démarche, précise la Présidence congolaise, est d’assurer une « cessation effective, contrôlée et durable des hostilités, à travers un dispositif structuré de suivi et de traitement des incidents ». Pour Kinshasa et Luanda, le respect et la mise en œuvre de ce cessez-le-feu constituent une « condition indispensable pour le retour d’une paix durable » et le rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones occupées.
Un front diplomatique uni
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la médiation angolaise visant à instaurer une stabilité vérifiable dans les régions sous occupation militaire rwandaise. Les deux dirigeants ont profité de cette tribune pour réaffirmer les principes fondamentaux de leur coopération.
À cet effet, la République Démocratique du Congo et l’Angola ont « réitéré leur attachement au respect du droit international, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États ». Ce rappel souligne la volonté des deux nations de voir les mécanismes de surveillance devenir le rempart contre les violations répétées des accords de paix, garantissant ainsi une sécurité pérenne pour les populations martyrisées par la guerre.
Rémy NSIMBA