Dans une déclaration rendue publique ce jour, Martin Fayulu plaide pour la tenue d’un dialogue national souverain en République démocratique du Congo. Face à la crise multisectorielle que traverse le pays, le leader de l’Écidé estime qu’un cadre de discussion élargi constitue l’unique voie pour consolider la cohésion nationale et ouvrir la voie à une paix durable. L’opposant souligne que ces assises ne doivent pas être un simple arrangement entre acteurs politiques, mais un véritable forum populaire impliquant toutes les composantes de la société pour restaurer la confiance citoyenne.
Pour structurer ce processus, Martin Fayulu propose sept axes prioritaires visant à traiter les causes profondes de la crise congolaise. Il appelle d’abord à garantir l’intégrité territoriale par une réforme profonde de l’armée, tout en instaurant une gouvernance éthique fondée sur la lutte contre la corruption et la rationalisation des finances publiques. Ce chantier inclut également le renforcement de la justice et du respect des droits humains, ainsi que des réformes électorales urgentes pour assurer la transparence du scrutin de 2028.
Le projet de l’opposant accorde une place centrale à la coexistence pacifique, tant entre les ethnies nationales qu’au sein de la région des Grands Lacs. Il préconise enfin une analyse rigoureuse de l’ensemble des résolutions adoptées depuis 1958 afin de dégager une doctrine de gouvernance cohérente. Pour Martin Fayulu, cette démarche doit être portée par une inclusivité totale, associant le pouvoir, l’opposition, la société civile, les confessions religieuses et les déplacés internes.
Sur le plan diplomatique, il révèle que le président angolais, João Lourenço, a accepté de parrainer cette initiative présentée comme une opportunité historique. En conclusion, l’acteur politique appelle à la signature d’un véritable pacte national, exhortant la classe dirigeante à dépasser les intérêts particuliers pour servir le bien commun.
Osée MABIALA