Le directeur général de la SNEL a expliqué la dégradation de la desserte par l’indisponibilité d’une unité de production d’Inga 2 et la baisse saisonnière du niveau des eaux. Une centrale flottante est annoncée dans un délai d’environ un mois.
Les délestages qui perturbent actuellement Kinshasa s’expliquent notamment par une réduction de l’énergie disponible sur le réseau. C’est l’explication avancée jeudi 1er octobre par le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), Teddy Lwamba, lors d’un briefing presse organisé au studio Maman Angebi de la RTNC.
Le responsable a indiqué que la puissance actuellement injectée dans la capitale oscille entre 390 et 450 mégawatts, contre un pic de 700 MW atteint entre le 11 juin et le 15 juillet 2026. Cette baisse de disponibilité entraîne une aggravation des rotations, avec des délestages pouvant atteindre 12 heures par jour.
Deux facteurs sont principalement mis en cause : l’arrêt technique du groupe G25 d’Inga 2, capable de fournir 193 MW, et la diminution saisonnière du niveau des eaux, qui affecte la production hydroélectrique.
Pour répondre à cette situation, la SNEL prévoit l’arrivée d’une centrale flottante devant apporter 134 MW supplémentaires. Selon Teddy Lwamba, cette capacité pourrait être injectée dans le réseau d’ici environ un mois, représentant près de 20 % de la puissance actuellement disponible à Kinshasa.
En parallèle, l’entreprise poursuit la réhabilitation de ses installations. À Inga 2, sept groupes sur huit sont opérationnels, tandis que les travaux sur la huitième machine sont engagés. À Inga 1, la rénovation du groupe G13 doit également permettre un apport annoncé de 60 MW.
Le DG a, par ailleurs, rappelé que la demande électrique a considérablement évolué avec la croissance démographique et l’expansion des activités économiques. À Kinshasa, les besoins sont passés d’environ 580 MW pour quatre millions d’habitants à une demande oscillant actuellement autour de 620 MW, avec un pic de 700 MW pour une population estimée à 20 millions.
« On produit peu, on consomme beaucoup plus », a-t-il résumé.
Pour le patron de la SNEL, l’amélioration durable de la desserte passe donc par le renforcement des capacités de production, au-delà des mesures d’urgence annoncées. Les prochaines semaines permettront de mesurer les effets des nouvelles capacités attendues sur la régularité de la fourniture électrique dans la capitale.
Osée MABIALA