La guerre à l’Est de la République démocratique du Congo a entrainé une crise humanitaire sans précédent.au mois de mai 2024, le HCR comptait 1,77 million de personnes déplacées par les attaques du M23, rien que dans la province du Nord-Kivu. Dans un communiqué publié hier, vendredi 25 octobre, les pays membres du Conseil de sécurité ont appelé tous les donateurs à accélérer et à intensifier de toute urgence leur soutien en réponse au Plan de réponse humanitaire 2024. En effet, ce plan a pour objectif d’aider 8,7 millions de personnes en RDC. Ce qui nécessiterait USD 2,6 milliards.
Les membres du conseil de sécurité ont exprimé leur profonde préoccupation face au lourd tribut que le conflit en cours fait subir aux civils, notamment aux femmes et aux enfants, ainsi qu’aux violations persistantes du droit international humanitaire et aux violations et abus des droits de l’homme, notamment la violence sexiste, la violence sexuelle dans les conflits et le recrutement., l’utilisation et l’enlèvement d’enfants, qui doivent cesser. «Ils ont exhorté toutes les parties à autoriser et à faciliter, conformément au droit international humanitaire et aux principes directeurs des Nations Unies en matière d’aide humanitaire, un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave à ceux qui en ont besoin», renseigne le communiqué.
Par ailleurs, le conseil de sécurité a renouvelé leur condamnation des discours de haine visant toute communauté et alimentant les violences intercommunautaires. «Ils ont souligné l’importance de protéger les civils et de veiller à ce que les responsables de ces violations et abus, y compris les violences sexuelles dans les situations de conflit et d’après-conflit, répondent de leurs actes».
Dans le même document, les membres du Conseil de sécurité ont salué l’organisation de la cinquième réunion ministérielle à Luanda le 12 octobre et ont exprimé leur soutien indéfectible aux efforts de médiation en cours dans le cadre du processus de Luanda dirigé par l’Angola et le président Joao Lourenço.
Ils ont en outre condamné les récentes violations du cessez-le-feu par le M23. Ils ont réaffirmé leur plein soutien aux processus de paix en cours dans la région et ont souligné l’importance de tels efforts pour inverser l’escalade de la violence dans l’Est de la RDC, qui aggrave la sécurité et la stabilité dans la région des Grands Lacs, exacerbant encore la crise humanitaire et la protection des populations actuelles préoccupations.
HRM