SADC-EAC : Cyril Ramaphosa parle d’un « sommet historique » qui « apporte un espoir de paix en RDC »

Le Sommet conjoint des Chefs d’État et de Gouvernement SADC-EAC qui a eu lieu le samedi 8 février 2025 en Tanzanie, a été une rencontre fructueuse pour la paix en RDC. De retour de Dar es Salaam, le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a, ce lundi 10 février, dans un message adressé à son peuple, parlé d’un sommet historique, apportant un espoir de paix en RDC.

À cette occasion, Cyril Ramaphosa rappelle l’importance qu’accorde son pays à une solution diplomatique à la crise en RDC. « Tout en étant impliquée dans des missions de maintien de la paix, l’Afrique du Sud participe activement aux divers efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’Est de la RDC », indique-t-il.

Pour lui, les discussions pour la paix doivent inclure les acteurs étatiques et non étatiques. « En Afrique du Sud, nous avons toujours pensé que la meilleure façon de résoudre un conflit est de veiller à ce que toutes les parties au conflit soient impliquées dans les négociations qui conduisent à la résolution du conflit », martele-t-il.

Dans ce message posté sur le site de la Présidence sud-africaine, Cyril Ramaphosa souligne que l’un des résultats les plus significatifs de ce sommet conjoint a été la décision de reprendre les négociations directes et le dialogue entre toutes les parties étatiques et non étatiques, y compris le M23, dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi.

« Nous sommes heureux que cette approche inclusive ait été approuvée et adoptée lors du sommet historique conjoint EAC/SADC sous la direction du Président William Ruto du Kenya et du Président Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe », fait remarquer Ramaphosa.

Le Sud-Africain est formel : « Il s’agit d’une avancée majeure. Si toutes les parties au conflit ne sont pas réunies à la table des négociations, toutes les solutions diplomatiques manqueront de crédibilité et ne seront pas viables à long terme ». Et d’appuyer : « Plusieurs pays de l’EAC, comme l’Ouganda, le Burundi, la Tanzanie et le Rwanda, ont des frontières communes avec la RDC et sont directement touchés par le conflit en cours. Il était donc significatif que les Chefs d’État de ces pays et le Président de la RDC soient présents à ce sommet conjoint ».

Souveraineté et intégrité territoriale de la RDC

Dans cette sorte de compte rendu fait aux Sud-Africains, Cyril Ramaphosa signale que le sommet conjoint a affirmé l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. « Cela signifie qu’un processus doit être élaboré pour que les forces armées étrangères non invitées se retirent de la RDC », argue-t-il. Ce dernier estime que les résultats du sommet conjoint constituent essentiellement des mesures de confiance en vue d’une paix durable. Lesquelles mesures, souligne-t-il, conduiront finalement au retrait des troupes du SAMIDRC.

Solidarité africaine

Visiblement très préoccupé par le sort de la RDC, Cyril Ramaphosa a rappelé à son peuple une phrase de Patrice E. Lumumba qu’il a appelé le grand révolutionnaire et homme d’État congolais. « Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, les peuples libres et les peuples qui luttent pour leur liberté dans tous les coins du monde seront toujours aux côtés des millions de Congolais qui n’abandonneront pas la lutte », disait le héros national congolais.

Et le Président Ramaphosa d’appuyer : « L’Afrique du Sud est solidaire du peuple congolais et de son aspiration à vivre en paix et en sécurité. Nous soutenons son droit à vivre libre de toute force qui viole ses droits humains, pille ses ressources naturelles et terrorise ses communautés ». Il est convaincu que son pays, en tant que membre de la SADC et de l’Union africaine, a la responsabilité de soutenir tous les efforts visant à apporter la paix et la stabilité en RDC, ravagée par la guerre depuis plus de trois décennies.

Le pays de Nelson Mandela contribue avec ses troupes à la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et à la Mission de la SADC en RDC (SAMIDRC). Il y a quelques semaines, 14 soldats de la Force de défense nationale sud-africaine avaient été tués dans le Nord-Kivu.

HRM

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