Négociations de paix en RDC : la Société civile refuse d’être mise à l’écart

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), organisation chère à Jonas Tshiombela, réclame l’inclusion des acteurs de la société civile congolaise dans les pourparlers de paix.
Dans un communication, elle souligne que « l’implication active des organisations de la société civile dans toutes les étapes des discussions de Doha et des négociations RDC-USA est essentielle ».

La NSCC qualifie de « déni de participation citoyenne » l’exclusion de la Société civile qui, pour elle, est « actrice et garante des processus politiques et sécuritaires ».

Transparence et rôle stratégique de la société civile

La NSCC appelle à des « mécanismes transparents » pour le suivi et l’évaluation des pourparlers, intégrant les représentants des communautés concernées. Elle redoute que l’opacité actuelle mène à « des décisions éloignées des réalités du terrain ».

L’organisation demande également une « reconnaissance officielle » de la société civile comme partenaire stratégique dans la consolidation de la paix et la gouvernance.

Un avertissement aux négociateurs

Si ces revendications ne sont pas prises en compte, la NSCC prévient que les « négociateurs porteront seuls la responsabilité des échecs ou frustrations populaires ». Elle rappelle que « la paix ne se construit pas sans le peuple, et le peuple s’exprime par sa société civile ».
Par cette sortie, la NSCC signale que a paix véritable ne peut être durable que si elle répond aux aspirations profondes des populations, et non uniquement aux intérêts des autorités politiques. Car, c’est en écoutant les voix des citoyens, en intégrant leurs attentes, et en honorant leurs droits que l’on peut bâtir une stabilité porteuse d’espoir pour les générations présentes et futures.

Osée MABIALA

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