Le FCC dénonce des poursuites « politiquement motivées » contre Joseph Kabila et met en garde contre une « violation de la Constitution »

Le Front Commun pour le Congo (FCC) a exprimé, ce samedi 3 mai 2025, sa « profonde indignation » après l’annonce par le ministre de la Justice, Constant Mutamba, de poursuites judiciaires visant l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange. Dans un communiqué officiel, le parti, dont Kabila reste l’Autorité Morale, qualifie cette initiative de « tentative de violation de la Constitution » et dénonce une manœuvre « politiquement motivée ».

Une procédure jugée illégale

Le FCC affirme que le statut de sénateur à vie de Joseph Kabila, garanti par l’article 104 de la Constitution, rend « inaliénable » et « imprescriptible » son immunité. « Toute poursuite doit impérativement suivre la procédure définie par la Loi n°18/021 », insiste le regroupement politique, citant l’article 8 qui exige un vote des deux tiers du Parlement réuni en Congrès. « Violer cette loi représente un risque majeur pour la démocratie », avertit le texte.

Le parti accuse le pouvoir de Kinshasa de « duplicité maladive », soulignant que cette décision du ministère de la Justice intervient au « lendemain de l’annonce du retour » de Kabila après un « exil forcé ». Pour le FCC, il s’agit d’une « diversion » pour masquer « l’incapacité du gouvernement à résoudre les crises sécuritaires et de gouvernance » qui menacent le pays.

Un avertissement à la communauté internationale

Le communiqué fustige une instrumentalisation de la justice, évoquant une « stratégie habituelle » du régime pour « donner un semblant de légalité à des exécutions politiques ». Le FCC met en garde contre les conséquences d’une telle approche : « C’est ce comportement, digne de pyromanes, qui pousse nos concitoyens à l’exil ».

Le mouvement appelle à une « mobilisation urgente » du peuple congolais contre « la dictature », affirmant que « les droits et libertés, conquis de haute lutte, sont plus que jamais menacés ».

Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, président de la Cellule de Crise du FCC, a signé ce texte, réaffirmant l’engagement du parti à « défendre sans compromis » les institutions.

HRM

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