Ensemble pour la République dénonce une nouvelle “violation flagrante” contre Moïse Katumbi

Le parti Ensemble pour la République dénonce une nouvelle “perquisition illégale” menée, selon lui, sur une propriété de son président national, Moïse Katumbi, à Kashobwe, son village natal situé dans le territoire de Kasenga.

Dans une déclaration politique rendue publique ce dimanche 18 mai et signée par son secrétaire général Dieudonné Bolengetenge Balea, le parti critique une descente des services de sécurité dans cette localité, qu’il attribue à un ordre du gouverneur du Haut-Katanga. Motif évoqué : le bateau de Moïse Katumbi aurait navigué “vers Mulonde”, à plus de 100 kilomètres de là, sans preuve tangible ni mandat judiciaire.

« Cette fois-ci, ils se sont intéressés particulièrement à son bateau, soupçonné d’avoir navigué vers Mulonde, à près de 100 kilomètres de là. Dans les faits, le bateau n’a pas fait de déplacement dans cette direction », déclare le parti. « Et, s’il avait effectué ce trajet, où serait l’infraction présumée ou la preuve d’un acte délictueux ? », s’interroge-t-il.

Le parti affirme que « le 26 avril 2025, une centaine de militaires de la 22e Région militaire, lourdement armés, ont envahi la ferme FUTUKA, en territoire de Kipushi, propriété du président Moïse Katumbi : ils y ont violenté les travailleurs, traumatisé les jeunes de l’Académie sportive Katumbi et procédé à une perquisition, sans mandat et sans procédure établie ».

Il indique également que « entre le 1er et le 2 octobre 2024, des militaires ont fait irruption dans une propriété de Moïse Katumbi à Pweto, au motif que le maître des lieux était absent, et sous prétexte d’enquêter sur une piste d’aviation utilisée pour des œuvres caritatives, accusées sans fondement de menacer la sécurité nationale ».

Ensemble pour la République déclare en outre que « le 8 janvier 2024, un bouclage militaire a été imposé à la résidence de Moïse Katumbi à Kashobwe. Cette manœuvre visait, selon le parti, à restreindre ses mouvements et à priver ses avions d’autorisations de vol ».

Le parti ajoute qu’« aucune explication claire n’a jamais été donnée au peuple congolais quant à ces actes outranciers ».

Il affirme aussi qu’ « en date du 8 juin 2023, la résidence de Moïse Katumbi à Kinshasa avait fait l’objet d’une perquisition aussi illégale que gratuite, opérée par des agents de renseignement ».

Pour Ensemble pour la République, ces incidents traduisent une volonté manifeste d’intimider un opposant politique. « Tous ces cas d’abus de pouvoir et tant d’autres actes de barbarie commis à l’encontre de notre président national et d’autres leaders de l’opposition n’élèvent guère la RDC », déclare le parti. « Bien au contraire, ils témoignent de la décadence de ce régime ».

Il regrette que, plutôt que de poser les jalons de la paix et de la réconciliation, le régime « investit du temps dans la fabrication de boucs émissaires et la création de conflits pour détourner l’attention du peuple des scandales de détournement, de corruption et de mauvaise gouvernance ».

Face à ce qu’il qualifie de « violations répétées de la Constitution et des lois du pays », Ensemble pour la République conclut que « le régime de Monsieur Félix Tshisekedi est devenu un danger public » et appelle le peuple congolais à la résistance, en vertu de l’article 64 de la Constitution.

Osée MABIALA

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts