« Je veux être parfaitement clair : ce que nous attendons, ce n’est ni un redéploiement, ni un déplacement tactique, mais le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo », a martelé le Président Félix Tshisekedi ce dimanche 21 décembre 2025.
S’exprimant par visioconférence lors d’un sommet ad hoc du Mécanisme régional de suivi de l’accord-cadre de la CIRGL, le Chef de l’État congolais a balayé les annonces de désengagement qu’il juge illusoires.
Ce sommet de haut niveau a réuni les représentants des États membres de la CIRGL, ainsi que des délégués de l’Union Africaine (UA), de l’Union Européenne (UE) et des Nations Unies. Les États-Unis (USA), dont la médiation est centrale, ont également pris part aux échanges aux côtés de plusieurs pays invités.
Devant ce parterre diplomatique, Félix Tshisekedi a dénoncé le « prétendu retrait » de l’alliance rebelle de la ville d’Uvira, qualifiant ces mouvements de simples « déclarations de circonstance ».
Pour Kinshasa, la présence armée rwandaise demeure une réalité documentée sur le terrain, en dépit des pressions internationales.
Cette fermeté intervient dans un contexte de haute tension. Malgré l’accord de paix signé le 4 décembre dernier à Washington sous l’égide américaine, la situation sécuritaire se dégrade. L’alliance AFC-M23, soutenue par le Rwanda, poursuit son offensive territoriale.
M.D