À l’ouverture de la 17ᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée de la section Afrique de l’APF, tenue ce mercredi 8 avril 2026 à Lomé, le Président de l’Assemblée nationale de la RDC, Aimé Boji Sangara, a adopté un ton de fermeté. Confronté à l’urgence sécuritaire qui ravage l’est du pays, il a exhorté l’organisation à dépasser le stade des intentions pour passer à l’action.
Malgré l’adoption de plusieurs rapports, Aimé Boji a dénoncé un « décalage critique » entre les engagements de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et la réalité du terrain. Il a fustigé l’inaction face à l’agression de la RDC par le Rwanda et exigé l’activation de véritables leviers diplomatiques en vue d’un règlement pacifique.
Le Président de la chambre basse a également alerté ses homologues sur l’expansion des ADF, une milice affiliée à l’État islamique. Pour mettre fin aux exactions contre les civils, il a proposé d’inscrire cette menace parmi les priorités de l’espace francophone et de dépêcher sans délai une mission d’enquête.
Rappelant les efforts de paix du Président Félix Tshisekedi ainsi que le rôle stratégique de la RDC dans le domaine énergétique, notamment à travers le projet Grand Inga, Aimé Boji a exhorté ses pairs à remplacer les déclarations de principe par des « actes concrets » afin de stabiliser durablement la région.
Rémy NSIMBA