Après les grèves à l’Education nationale et dans le secteur de la santé, l’Enseignement supérieur et universitaire risquerait de connaitre également des tensions à la prochaine rentrée académique. Cette éventualité a été soulevée par la ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Marie-Thérèse Sombo, à la faveur de la 19e réunion du conseil des ministres.
A en croire le compte-rendu de la réunion, la ministre de l’ESU a rappelé au Conseil des ministres que certains problèmes cruciaux liés à l’application des résolutions de la dernière Commission paritaire de l’ESU tenue à Bibwa du 2 au 14 septembre 2024, ne sont pas encore résolus. «D’où, la nécessité de le faire afin de garantir une rentrée académique apaisée», rapporte le compte-rendu.
Il s’agit notamment des arriérés de la paie complémentaire des mois de mars, avril, mai et juin 2023; de la poursuite de distribution des véhicules des professeurs; des primes de recherche du personnel scientifique et académique; de la mécanisation des nouveaux docteurs à thèse; du manque à gagner lié à la perte du pouvoir d’achat; et de la mise en place du Comité de Suivi des accords de Bibwa 2.
La ministre a, par ailleurs, présenté l’évaluation à mi-parcours du système Licence-Master-Doctorat (LMD). Pour elle, les données recueillies pour l’instant démontrent que le gouvernement devrait mettre à disposition des moyens conséquents pour une mise en œuvre efficace et efficiente dudit système.
Et concernant le contrôle de gestion dans tous les établissements publics de l’ESU, Marie-Thérèse Sombo a confié que les missions d’inspection sont en cours pendant que le Ministère est en instance de publier l’Instruction Académique n° 026 dans laquelle seront données les directives claires notamment sur les modalités de fonctionnement des Etablissements du secteur, du payement et de l’utilisation des frais académiques y compris de l’harmonisation du calendrier académique.
Rémy NSIMBA